BONTÉ DIVINE
de Vinko Bresan

Version originale avec sous-titres français.
Croatie/Serbie. 2014. 93 min. Visa : Général
Avec Kresimir Mikic, Niksa Butijer, Drazen Kühn

Le jeune Père Fabijan arrive dans une petite île croate pour reprendre les rênes de la paroisse. Préoccupé par le taux de natalité médiocre, il met en oeuvre un plan pour inverser la tendance: en complicité avec le propriétaire du kiosque local, Petar, très religieux, il se met à percer tous les préservatifs vendus par ce dernier. À son plan s’associe le pharmacien Marin, qui remplace les pilules contraceptives par des vitamines. Très vite, mariages et naissances se multiplient, un phénomène qui amène vite sur l’île une foule de visiteurs étrangers qui n’arrivent pas à concevoir...

« Tournée dans un village superbe au bord de l’eau, cette farce étonne autant qu’elle détonne, réglant leurs comptes à l’Église, au nationalisme et au traumatisme de la guerre. »
- Le Journal du Dimanche


Quelques mots du réalisateur

D’où est née l’idée du film?


D’une pièce du même nom, écrite montée et créée en 1999, par mon meilleur ami, Mate Matistic. Nous avions signé ensemble l’adaptation. Mate, avec lequel je collabore depuis vingt ans, a également composé la musique du film, comme il l’avait fait sur mes longs métrages précédents. C’est non seulement un très grand écrivain, un excellent scénariste mais c’est aussi un guitariste virtuose. C’est la deuxième fois que nous travaillons ensemble sur un scénario. Lui et moi partageons la même vision du monde même s’il est catholique et que je suis agnostique.

Le sujet est incroyablement original, drôle, subversif et un peu déjante. La pièce était-elle aussi décalée?

Même si ce n’était pas à proprement parler une comédie, il y avait déjà tous les éléments que l’on retrouve dans le film; déjà beaucoup d’humour et ce décalage que vous évoquez. Lorsqu’elle a été jouée en 1999 en Croatie, The Priest’s Children / Bonté Divine n’a pas connu un grand retentissement. Ce n’est que quatre ans plus tard, lors d’une représentation au Théâtre Pushkin de Moscou, que le public a mesuré son originalité. Lorsque Mate et moi avons décidé de l’adapter au cinéma, la nécessité d’opérer des changements assez radicaux a sonné comme une évidence. Nous étions convaincus que le public accepterait difficilement de prendre au sérieux une histoire dans laquelle un prêtre perce des préservatifs pour augmenter la natalité. Tel quel, le procédé semblait trop artificiel pour le cinéma. Nous avons donc choisi d’adopter un autre artifice, celui de la comédie, en donnant une dimension plus burlesque à notre scénario. (source : dossier de presse)