LE LABYRINTHE DU SILENCE
de Giulio Ricciarelli

Version originale avec sous-titres français
Allemagne. 2014. 123 min. Visa : Général
Avec André Szymanski, Friederike Becht, Alexander Fehling, Gert Voss

Allemagne 1958 : un jeune procureur découvre des pièces essentielles permettant l'ouverture d'un procès contre d'anciens SS ayant servi à Auschwitz. Mais il doit faire face à de nombreuses hostilités dans cette Allemagne d'après-guerre. Déterminé, il fera tout pour que les Allemands ne fuient pas leur passé.

« Le film est d'autant plus impressionnant qu'il s'agit d'un premier long-métrage, formellement maîtrisé à travers un format Scope (écran large) et une reconstitution soignée. En un mot comme en cent, du cinéma. »
- L’Express

« Ce portrait d’une Allemagne plus encline à prospérer qu’à se souvenir est saisissant. Captivant, bouleversant. »
- Première


Quelques mots du réalisateur

Quelle a été votre réaction lorsque vous avez découvert l’histoire du procès de Francfort?


J’avais du mal à croire qu’autant d’Allemands, dans les années 1950, n’aient jamais entendu parler d’Auschwitz. J’étais persuadé que ce chapitre de l’histoire allemande avait été amplement étudié durant la période d’après-guerre. Mais en réalité, durant les années qui suivirent la fin de la guerre, ce sujet n’a quasiment pas été traité. Au contraire, la population tentait d’oublier cette sombre partie de l’histoire : ni les victimes, ni les criminels n’évoquaient ce sujet et la majorité des Allemands ne connaissaient pas Auschwitz. Ce chapitre aurait pu tomber dans l’oubli si quatre personnes courageuses – un procureur général et trois jeunes procureurs – n’avaient pas surmonté tous les obstacles pour faire éclater la vérité au procès de Francfort. Ces quatre héros ont changé l’Allemagne à jamais.

Comment caractériseriez-vous le personnage principal, le jeune procureur Johann Radmann?

Johann est un homme de loi, plutôt sûr de lui, formaliste, humaniste et détenant des valeurs morales fortes. Son esprit rigide et manichéen est son talon d’Achille. Au début du film, il est certain de savoir ce qui est juste. Au cours des événements, il réalisera que ce n’est pas à lui de juger autrui et qu’il devra conduire ce procès avec humilité. (source : dossier de presse)