LOLO
de Julie Delpy

France. 2015. 99 min. Visa : Général
Avec Julie Delpy, Dany Boon et Vincent Lacoste

En thalassothérapie à Biarritz avec sa meilleure amie, Violette, quadragénaire parisienne travaillant dans la mode, rencontre Jean-René, un modeste informaticien fraîchement divorcé. Il la rejoint à Paris, tentant de s'adapter au microcosme parisien dans lequel elle évolue. Mais c’est sans compter sur la présence de Lolo, le fils chéri de Violette, prêt à tout pour détruire le couple et conserver sa place de favori.

« Un divertissement généreux qui assoit un peu plus le talent d’écriture de Julie Delpy qui peaufine les dialogues truculents. »
- AvoirAlire.com


Quelques mots de la réalisatrice

Comment est né le sujet du film ?


Nous plaisantions un jour avec ma coscénariste, Eugénie Grandval, sur les rapports que mon fils de six ans - « mon petit empereur » - et moi entretiendrons dans quinze ans. L’idée nous a amusées, tout comme celle d’imaginer un couple un peu insolite ; lui un peu simple et provincial, elle venant de la mode, et dont les relations seraient mises à mal par la présence du fils. Une histoire simple mais avec des personnages, des situations et des dialogues drôles.

Le cinéma nous a habitués aux personnages de Tanguy. LOLO est un cas très particulier…

Sans trop dévoiler le film, on peut dire qu’il est furieusement manipulateur. J’ai toujours aimé mettre en scène des êtres névrosés. J’aime aussi beaucoup filmer les psychotiques. Je connais pas mal de gens comme ça. Je ne leur trouve aucun comique dans la vie mais, au cinéma, il y a, chez eux, quelque chose qui me fait beaucoup rire.

Violette, la mère, que vous interprétez, est une quadra qui a formidablement réussi sa vie professionnelle mais est restée à fond de cale dans sa vie amoureuse.

C’était important qu’on sente ses faiblesses et ses zones de fragilité. Au début du film, le personnage de Karin Viard, sa meilleure amie, lui dit : « T’es super forte dans ton boulot et t’es complètement nunuche dans tes relations sentimentales ». C’est une réalité que j’observe souvent autour de moi : ce n’est pas parce qu’on est bon en affaires et qu’on a un bel appartement qu’on s’en sort au niveau émotionnel. Violette a un gros manque : elle a passé son temps à travailler et à s’occuper de son fils. Même si l’on comprend qu’il n’a cessé de lui mettre des bâtons dans les roues, elle-même n’a rien fait pour arranger la situation. C’est encore la mère nourricière qui tartine des mouillettes à son fils chaque matin en lui servant des œufs coque. En référence à Freud, ces deux œufs qu’elle lui sert dans un coquetier à deux branches évoquent une paire de seins.

(extrait du dossier de presse)