DEMAIN
de Cyril Dion et Mélanie Laurent

France. 2015. 118 min. Documentaire. Visa : Général

Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays... Suite à la publication d'une étude qui annonce la possible disparition d'une partie de l'humanité d'ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l'éviter.

« Demain est un documentaire résolument optimiste. »

- Isabelle Hontebeyrie, Canoe.ca


Quelques mots des réalisateurs

Comment vous êtes-vous rencontrés ? Comment est né ce projet de film ?


Cyril Dion : Ça remonte à 2011. À cette époque, je dirigeais le Mouvement Colibris, que nous avions co-fondé avec Pierre Rabhi et quelques amis. Nous montions une opération baptisée « Tous Candidats » dont l’objectif était de mobiliser un maximum de personnes pour la campagne présidentielle de 2012.

Mélanie Laurent : J’avais rencontré Pierre Rabhi lors d’un dîner avec Danielle Mitterrand. Il m’a parlé de la campagne, je lui ai laissé mon numéro et Cyril m’a appelé quelques jours plus tard pour y participer. J’y ai entraîné mon frère, ma mère, mes amis, mon chéri, ma belle-fille…

CD : Très vite, Mélanie a voulu que je lui montre des initiatives qui « changent le monde »… Je l’ai emmenée à la ferme du Bec Hellouin en Normandie, chez Perrine et Charles Hervé-Gruyer (que nous avons filmés dans DEMAIN). Sur le trajet, nous nous sommes rendu compte que nous avions plein de goûts en commun. Je lui ai parlé de mon projet de film que je n’arrivais pas à monter. De fil en aiguille, je me suis dit qu’il fallait qu’on le fasse ensemble. Elle a dit oui dans la seconde et s’est investie totalement.

Le film démarre sur une étude scientifique parue dans la revue Nature en 2012. Celle-ci, assez dévastatrice, annonce un effondrement généralisé de nos écosystèmes, donc la fin des conditions de vie stables sur Terre

CD : J’ai commencé à écrire le film en décembre 2010. À l’époque, je me disais déjà qu’annoncer les catastrophes ne suffisait plus. Il fallait proposer une vision de l’avenir. Chacun a besoin de se projeter, un peu comme quand les gens rêvent de leurs nouvelles maisons et font des plans chez l’architecte. Or, les plans d’architecte de la société de demain n’existaient pas. Ma première intention était de les mettre en image dans un film… Mais j’avais trop d’activités différentes pour sérieusement m’y atteler. En juin 2012 j’ai fait un burn out. Un mois plus tard, j’ai découvert la fameuse étude d’Anthony Barnosky et Elizabeth Hadly. Jamais une étude ne m’avait fait un effet pareil. Mon propre effondrement rencontrait l’effondrement programmé de la société. Je me suis dit qu’il était temps de faire ce qui comptait le plus pour moi et de mettre ce film sur les rails. J’ai démissionné de mon poste chez Colibris et j’ai commencé à y consacrer la plupart de mon temps.

ML : J’ai lu l’étude pendant que j’étais enceinte, j’étais sous le choc, j’ai passé la journée à pleurer et j’ai maudit Cyril de m’avoir plongée dans un désespoir pareil. Jusqu’à la découverte de cette étude, il ne s’agissait « que » de faire un film positif. Tout d’un coup, cela devenait un film nécessaire, et cela a été un formidable moteur. Dans ma vie d’actrice, j’avais déjà beaucoup de choses calées, j’en ai annulé un certain nombre pour m’investir à fond.

(extrait du dossier de presse)