SAINT AMOUR
de Gustave Kerven et Benoît Délépine

France–Belgique. 2016. 101 min. Visa : Général
Avec Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde et Vincent Lacoste

Tous les ans, Bruno fait la route des vins… sans quitter le salon de l’Agriculture ! Mais cette année, son père Jean décide sur un coup de tête de l’emmener faire une vraie route des vins afin de se rapprocher de lui. Et s’ils trinquent au Saint-Amour, ils trinqueront bien vite aussi à l’amour tout court en compagnie de Mike, le jeune chauffeur de taxi embarqué à l’improviste.

« Kervern et Delépine s'en donnent à cœur joie avec cette jolie galerie de personnages. »
- Catherine Schlager, La Presse


Quelques mots des réalisateurs

Comment est né Saint Amour?


Benoît Delépine : Il a une genèse un peu particulière. Il y a quatre ou cinq ans, on avait eu l’envie de faire un film un peu comme un tour de force, entièrement situé au Salon de l’Agriculture, qu’on aurait tourné en quelques jours. La route des vins, on la faisait à l’intérieur du salon… L’histoire était déjà structurée par une relation père-fils : on avait contacté le comédien Jean-Roger Milo pour jouer le père, et on pensait à Grégory Gadebois pour le fils. Mais c’était un film plus social et plus dramatique, qui se terminait par un suicide. Bizarrement, le Salon de l’Agriculture a refusé (rires)… Après notre sixième film NEAR DEATH EXPERIENCE, on avait cette fois envie de retravailler avec Gérard Depardieu, et on a repris une partie de ce projet, en réécrivant totalement l’histoire.

Il y avait une dimension autobiographique, à l’origine?

Gustave Kervern : C’est sûr qu’on en a faites des petites routes des vins…

B.D. : Sur l’alcool, on sait de quoi on parle… Et d’un autre côté, mes parents étaient agriculteurs, donc le sujet résonnait beaucoup en moi. Mon père s’appelle Jean, il est venu sur le tournage rencontrer Gérard… La question de reprendre l’exploitation familiale ne s’est jamais posée pour moi parce que je n’étais vraiment pas doué, j’étais une catastrophe vivante - j’ai même cassé le tracteur familial ! Donc mon père m’a vite éloigné des outils agricoles. Mais le dilemme s’est posé pour des cousins ou des amis. Quant à la tendresse pour le monde paysan et les animaux, on la trouve déjà dans nos précédents films…

G.K. : Moi j’adore L’Amour est dans le pré, c’est une de mes émissions préférées. Je trouve les paysans extraordinaires. Et on voit bien que le problème de trouver une femme est réel…

B.D. : Mon père a vendu sa petite exploitation avant la retraite, mais ma soeur a récupéré le corps de ferme pour en faire un club hippique. Elle joue d’ailleurs un petit rôle dans le film. Les problématiques du monde paysan, je les connais un peu.
(extrait du dossier de presse)