MÉDECIN DE CAMPAGNE
de Thomas Lilti

France. 2016. 102 min. Visa : Général
Avec François Cluzet, Marianne Denicourt, Christophe Odent

Tous les habitants, dans ce coin de campagne, peuvent compter sur Jean-Pierre, le médecin qui les ausculte, les soigne et les rassure jour et nuit, 7 jours sur 7. Malade à son tour, Jean-Pierre voit débarquer Nathalie, médecin depuis peu, venue de l'hôpital pour le seconder. Mais parviendra-t-elle à s'adapter à cette nouvelle vie et à remplacer celui qui se croyait... irremplaçable?

« C’est un vibrant éloge de ces femmes et de ces hommes qui vouent leur vie à sauver les autres de l’angoisse et du tourment de leur souffrance. »
- La Croix


Quelques mots du réalisateur

Pourquoi, après avoir réalisé HIPPOCRATE, avoir eu envie de raconter l’histoire d’un médecin de campagne ?

Avant de faire des films, j’ai été médecin. Cela m’a permis d’effectuer des remplacements en milieu rural. Ces années durant lesquelles, jeune interne, j’ai été conduit à remplacer des médecins chevronnés installés à la campagne, m’ont beaucoup nourri. Devenu réalisateur, j’ai eu naturellement envie de transformer toute cette matière emmagasinée en un film. D’un point de vue scénaristique, rien de plus romanesque que la figure du médecin de campagne.

Ne craignez-vous pas de vous cantonner dans ce qui pourrait apparaître comme une véritable spécialité cinématographique ?


Le seul véritable point commun entre mes deux films est le rapport au métier. HIPPOCRATE est avant tout un film d’initiation, plus ou moins autobiographique, qui raconte le milieu hospitalier et emmène le spectateur dans les coulisses de cette microsociété qu’est l’hôpital. Rien de tel avec MÉDECIN DE CAMPAGNE. Ici le personnage est un praticien expérimenté et j’ai plutôt voulu décrire la pratique médicale, l’exercice de la médecine.

Le médecin de campagne est un véritable héros populaire, les gens l’aiment… Et qui a comme particularité d’être en voie d’extinction.

Il faut empêcher les déserts médicaux de gagner du terrain et tout mettre en oeuvre pour que ces médecins ne disparaissent pas. C’est, pour moi, un enjeu social majeur et j’ai choisi de porter cette problématique au coeur du film. À cause de la désertification des campagnes, ce métier tend, hélas, à disparaître. Le médecin de campagne est donc, plus que jamais, perçu comme un héros positif. Il incarne un rôle social majeur, faisant le lien entre les générations, luttant contre l’isolement et la solitude de ses patients. En faisant ce film, j’avais à coeur de rendre hommage à ce métier dont j’ai pris conscience de l’importance lorsque, jeune médecin, je faisais des remplacements en Normandie ou dans les Cévennes. J’ai eu, alors, la chance de côtoyer des hommes et des femmes exceptionnels.

Pour incarner ce héros populaire, vous avez fait appel à un acteur très populaire, François Cluzet. Est-ce là la raison de votre choix ?

Rien de moins anodin que de proposer le rôle principal d’un film à un acteur très populaire ! Il me semblait cohérent et naturel de faire appel à François Cluzet, très aimé du public, pour jouer le rôle d’un médecin de campagne.

Avez-vous écrit en pensant à lui ?

J’écris rarement en pensant aux acteurs qui vont jouer. Mais j’ai en tête une image assez précise des personnages. Au moment où le scénario se précise, des visages commencent à apparaître. Ainsi, très vite, François est devenu pour moi une priorité. Je voyais une corrélation nette entre l’image qui se construisait dans ma tête – un mélange de mon imagination et de médecins que j’ai connus – et lui. (source : dossier de presse)