UN PETIT BOULOT
de Pascal Chaumeil

France–Belgique. 2016. 100 min. Visa : 13 ans +
Avec Romain Duris, Michel Blanc, Alice Belaïdi

Jacques habite une petite ville dont tous les habitants ont été mis sur la paille à la suite d’un licenciement boursier. L’usine a fermé, sa copine est partie et les dettes s’accumulent. Alors quand le bookmaker mafieux du coin lui propose de tuer sa femme, Jacques accepte volontiers...

« Un petit boulot appartient à ce genre de film noir qui fait rire et qui fait du bien. »
- Chantal Guy, La Presse


Quelques mots du réalisateur

Quelle a été votre réaction lorsqu’on vous a proposé la réalisation d’UN PETIT BOULOT ?


J’étais fou de joie : je connaissais le livre de Iain Levison que j’avais lu dès sa sortie en 2004. À l’époque, comme beaucoup de réalisateurs, j’ai tout de suite rêvé au film formidable qu’on pourrait en tirer.

Qu’est-ce qui vous séduisait particulièrement dans ce roman ?

Il avait les qualités idéales pour être adapté : j’aimais son côté noir, son humour dévastateur, l’aspect totalement imprévisible du récit et son suspense implacable ; j’aimais ses personnages attachants et ancrés dans une profonde réalité sociale ; et j’étais très sensible au commentaire de Iain Levison sur les ravages du capitalisme sauvage (dont la justesse demeure frappante dix ans plus tard). Tout cela étant dépourvu de cynisme et avec un happy end irrévérencieux en forme d’hymne à l’amour, à l’amitié et à la solidarité.

Pourquoi ne pas vous être lancé dans l’aventure dès cette date ?

Les hasards des rencontres et les différents projets que j’ai menés ces dernières années m’en avaient tenu éloigné. Et j’ai été d’autant plus heureux lorsque Yann Arnaud, le producteur du fi lm m’a proposé de réaliser l’adaptation qu’en avait tirée Michel Blanc.

Le scénario est à la fois très fidèle au livre tout en s’inscrivant dans un paysage français.

Et c’est ce qui me séduisait. J’avais une entière confiance dans les qualités du roman mais j’ai été littéralement emballé par le travail de Michel. Il est toujours délicat pour un scénariste de trouver des équivalences françaises à une œuvre anglo-saxonne. Michel Blanc est non seulement parvenu à capter l’esprit du livre, en gardant intact l’humour noir et un peu absurde de Iain Levison, mais il a également réussi à l’ancrer dans une réalité et à le rattacher, par des dialogues brillants et imagés, à une certaine tradition du cinéma français. Son scénario m’évoquait une rencontre entre le cinéma des frères Coen, pour le goût de l’absurde et les personnages hauts en couleurs, les meilleurs fi lms de Bertrand Blier et de Michel Blanc, pour leurs force comique et leurs répliques cultes et certains fi lms de Ken Loach – notamment LA PART DES ANGES – pour le côté ode à la solidarité des petits et des sans grade face au système. (source : dossier de presse)